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  <title>Christine Spadaccini</title>
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      <title>Je suis véner...</title>
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                              <summary>  A lire chez las Princesas,  aqui !  </summary>
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           A lire chez las Princesas, &lt;a href=&quot;http://liseznostextesmerci.over-blog.com/article-20694213.html&quot;&gt;aqui&lt;/a&gt;! 
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      <title>Jumping Jack Splash</title>
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                              <summary>      Il y a deux-trois petites choses dans la résolution desquelles je dois...</summary>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/00/01/504609169.jpg&quot; id=&quot;media-1086575&quot; alt=&quot;Photo 114bis.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1086575&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Il y a deux-trois petites choses dans la résolution desquelles je dois me plonger sérieusement durant les jours à venir. Comme récupérer un jack pour ma connection Internet qui a fait SPLASH! Nous vous prions donc de bien vouloir nous excuser pour cette interruption momentanée des programmes... En attendant, si vous le souhaitez, j'ai un petit conseil de lecture: &lt;a href=&quot;http://strictement-confidentiel.com/content/view/654/37/&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;. Allez, zou, je me lance! Euh...ça a l'air profond quand même...hein, non?&lt;br /&gt; 
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      <author>
        <name>ChristineSpadaccini</name>
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      <title>Je prends mes pieds (redif!)</title>
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      <published>2008-06-12T08:57:00+02:00</published>
                      <summary>          Après le plaisir, le réconfort&amp;nbsp;: courir longtemps puis...</summary>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/00/948901643.jpg&quot; id=&quot;media-1066093&quot; alt=&quot;Je prends mes pieds!2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1066093&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Après le plaisir, le réconfort&amp;nbsp;: courir longtemps puis s’ébouillanter doucement. A chaque&amp;nbsp; retour de footing, je bain trop chaud et bien moussant, plongent mes éléphants roses dans l’blue ciel de l’eau qui bout avec un peu d’huile essentielle, endomorphines &lt;i&gt;meet&lt;/i&gt; arnica, et je regarde les arabesques de vapeur H2O dessiner dans l’air un tableau éphémère façon Guernica, &lt;i&gt;la vita è bella&lt;/i&gt;, c’est le pied… Le pied&amp;nbsp;? D’un coup, je pense à mes pieds et je réalise qu’ils sont là, à m’épier, dans l’atmosphère embuée, je les vois, mes petons, accoudés - agenoués&amp;nbsp;? - au plastoc couleur peach, à l’autre bout de la baignoire. Ils viennent de se coltiner dix bornes sans moufter, je leur retombe toujours dessus, je me les tords, je les torture tatanes pointues, je les cors, pointes et tutu, gelés dehors quand je les fais marcher tout nus, des fois, même, j’en oublie un au pied de la lettre pour aller prendre l’autre, en douce. Et, tous les jours ou presque, je les &lt;i&gt;Nike&lt;/i&gt;, lacets bien serrés, pour aller courir dans des chemins boueux, bouseux, tordus, plein de cailloux, choux, hiboux, genoux… Ah, on en a battu du terrain ensemble, ça crée des liens, ils me sont chevillés au corps, indéfectibles, toujours prêt à fournir un coup de main et, quand je partirai, ce sont encore eux qui seront devant, des potes, des vrais&amp;nbsp;! Je me rends compte à cet instant que je les ai un peu négligés jusqu’à présent, du coup je chope mon appareil photo, j’écarte doucement les jambes, ne pas trop faire de vagues, de remous, hum, l’eau qui glisse, chair de poule, les shooter par surprise, là, alors qu’ils dépassent de l’eau, - j’accuzi les baignoires de ne jamais être assez loooooooooooongues&amp;nbsp;! – et puis, en regardant le résultat sur le petit écran numérique, j'me repasserai le film de nos courses endiablées et des rencontres belles et moins belles que l’on a faites, mes pieds et moi en courant. Là, ça y est, je prends mes pieds…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Carlsbad, Californie, 1994&lt;/i&gt; – il y a eu une tempête, cette nuit, le Pacifique a rué. De ma chambre à l’&lt;i&gt;Ocean Manor motel&lt;/i&gt;, j’ai tout entendu, sa rage somptueuse a ponctué mes rêves d'exclamations salées. Il est tôt encore lorsque je sors du motel pour aller courir. Une petite rue à traverser, une volée d'escaliers en bois puis la plage, infini de sable clair piqué de longues jetées, juste en contrebas. Diego, l'employé de la maison d'en face, mini-palace de verre en étages sur le grand blue habité par un couple de vieilles momies décrépites et pétées de thunes, est déjà en train de sortir les deux &lt;i&gt;Jags&lt;/i&gt; des garages. Comme chaque jour, pour les rincer et les essuyer longuement. Ensuite il les re-rentrera. Mais pas avant que les vieilles huîtres ne soient sorties pour contrôler le boulot. Diego au garde à vous, elles inspectent les caisses au microscope, traquent la moindre rayure puis donnent le feu vert. Il m'a raconté que les voitures n'avaient jamais roulé plus loin que le trottoir devant la maison et que les deux folles ne supportaient pas la fine pellicule marine, sable et sel, qui se déposait chaque jour, partout, sur les voitures dans le garage, dans la maison, et, lui et sa femme, devaient briquer sans cesse. Mais ils avaient un travail alors ils étaient contents. Plus tard, ils retourneraient dans leur petit bled de la &lt;i&gt;Sierra Madre&lt;/i&gt; pour y mourir tranquilles avec quelques &lt;i&gt;dolares&lt;/i&gt; sous le matelas...J'avais tellement envie de faire glisser la clef de ma chambre, room 217, crissement sec le long de la tôle vert émeraude mais bon, c'est Diego qui morflerait. Ce mat' comme d'hab, on a causé un brin puis, alors que je m'apprêtais à descendre, il m'a lancé: &lt;i&gt;mais, où tu vas, y'a plus de plage, la tempête l'a balayée cette nuit!&lt;/i&gt; J'ai cru qu'il blaguait. Mais non, y'avait plus rien, l'océan s'était avancé jusqu'au bord de la falaise et avait bâfré ma &lt;i&gt;playa azul&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Mierda.&lt;/i&gt; Tant pis. J'ai voulu y aller quand même en jouant à saute-rochers et débris divers, vite trempée comme une soupe, même les mouettes me criaient &lt;i&gt;vade retro&lt;/i&gt;, j'ai pas écouté tellement c'était bon, ces big gifles marines et ce vent débile dans mes tifs... Je me suis explosée la cheville sur un rocher glissant mais, cerise sur le gâchis, c'est un bel US marine, - ils sont plusieurs milliers de petits soldats de l'Amérique cantonnés là-bas, à Carlsbad -, qui est venu me ramasser. Il est beau et me sourit. &lt;i&gt;Just do it&lt;/i&gt; me disent mes pieds...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;L’île Rousse, Corse, 2001&lt;/i&gt; – je cours doucement le long de la mer. La ville dort encore. J'ai décidé de monter jusqu'à la vieille tour là-haut, de me fondre dans les ocres chaudes de l'aube pour regarder l'eau qui tremble doucement à mes pieds. Je bois l'horizon d'un trait. Une vibration clôt l'instant magique. C'est le vieux portable que j'ai emprunté à mon frangin pour cette semaine de vacances bcoz j'en ai pas. Et là je découvre un SMS qui lui est adressé. Un truc bateau, rien d'important, je le lui renvoie. Mais y'a une idée qui vient de germer dans ma tête et qui va plus me quitter jusqu'à ce que j'aille au bout&amp;nbsp;: écrire une correspondance sous forme de SMS. Pourquoi cette idée, à ce moment-là précisément&amp;nbsp;? Allez savoir&amp;nbsp;! D'un coup tout l'aspect ludique et novateur du texto m'est apparu. Je m'amuse à en composer un, il dit&amp;nbsp; &quot;&lt;i&gt;p'tit texto dans l'matin clair pour t'dire que j't'ai allongé sur le matelas bien hot d'mes pensées et que j'use &amp;amp; abuse de ton corps offert, une caresse ici, un baiser là, un coup de langue plus bas, me sens-tu, p'tit loup, (jou)y es-tu?...&lt;/i&gt;&quot; et je l'envoie à mon lover. C'est le début de &lt;i&gt;Aïe love you&lt;/i&gt;, devenu &quot;quelques&quot; temps plus tard un vrai livre grâce à Guillaume Widmann et les éditions MicMac (&lt;a href=&quot;http://www.editions-micmac.com/aielovcs.htm&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;). La petite idée germée en bord de Méditerranée s'est cherchée une histoire où se glisser, j'ai inventé des personnages, j'ai pioché ici et là, dans mes souvenirs, ceux des autres, dans mon imagination et j'ai tapoté un millier de textos, p't-être plus...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Manizales, Colombie, 1991&lt;/i&gt; – je suis partie courir avec le chien des proprios, Exis. Les deux cruches avec qui&amp;nbsp; je loge me tape sur le système, j'ai besoin d'air. Il y a une grande colline près du centre ville de Manizales, le &lt;i&gt;Cerro Sancancio&lt;/i&gt;. Ca grimpe dur pour arriver tout là-haut, jusqu'à la croix, une croix gigantesque de ferraille rouge fixée sur un gros cube de béton. On y a mis le feu, les montants du bas sont noircis ainsi que le socle et, dans la cendre tendre collée au ciment, un artiste a gravé de magnifiques rapaces. Je les admire. Soudain le chien aboie. Une main sur mon épaule. &lt;i&gt;Bonjour, je&amp;nbsp; suis Lucho, c'est moi qui les ai dessinés, tu aimes?&lt;/i&gt; Je les trouve magnifiques. Lucho est noir. Lucho danse sur place en me parlant. Lucho sourit. Sous son jogging troué je vois qu'il a enroulé son corps de vieux plastocs de récup, &lt;i&gt;pour transpirer plus&lt;/i&gt;, me dit-il, suivant mon regard. &lt;i&gt;Je suis danseur et, toi, t'es la francesa, verdad?!&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Oui, je suis la française&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Alors, tu connais Jean-Paul Belmondo?! Oui, bien sûr. Je voudrais faire acteur comme lui. Tu sais je suis déjà allée en France quand je faisais partie de la compagnie. On a dansé à Aix-en-Provence, tu connais&amp;nbsp;? Un peu, je suis passée quelques fois dans cette ville... T'as de la chance, d'être française&lt;/i&gt;. J'hésite peut-être un peu à répondre oui alors il m'engueule carrément en m'expliquant que son nom de famille à lui, c'est Misère. Il a raison. J'ai de la chance. Mais Lucho est un joyeux luron, il retrouve vite le sourire, &lt;i&gt;tu veux bien qu'on coure ensemble&amp;nbsp;? Comme ça on parlera de Belmondo, d’accord&amp;nbsp;? Vas-y&lt;/i&gt;, me dit-il, &lt;i&gt;je veux tout savoir sur lui, mon film préféré avec lui, c'est l'as des as&amp;nbsp;!&lt;/i&gt; Et on a causé Bébel et cinoche pendant des heures en regardant le &lt;i&gt;Nevado del Ruiz&lt;/i&gt; fumer dans le lointain. Puis Lucho m'a demandé&amp;nbsp;: &lt;i&gt;dis, tu crois que tu pourrais m'aider à faire artiste en France&amp;nbsp;? Ah... Lucho, j'ai déjà du mal moi-même! Alors,&lt;/i&gt; me dit-il, &lt;i&gt;faut que tu me promettes au moins un truc, tu parleras de moi dans un de tes livres, d’accord&amp;nbsp;? Promis, Lucho, promis...&lt;/i&gt; Et il est parti en dansant, léger, léger, Exis sur ses talons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Pont-du-Château, France, 2006&lt;/i&gt; - il a beaucoup plu ces derniers jours, je saute de flaque en flaque, niquant le reflet pas beau du plafond bas dans les miroirs douteux semés sur le chemin, tableaux de ciel sur terre de cendre, le vent caresse doucement la mer triticale à perte de vue et gonfle mon coupe vent, je vole. Je vois soudain une voiture qui déboule plein ballon sur le chemin. Je me range sur le bas-côté. Arrivée à ma hauteur, elle freine violemment, pluie de boue, je pense &quot;&lt;i&gt;gros con&lt;/i&gt;&quot;, la suite confirme. Mais je suis encore en option &quot;naïve&quot;. Le crétin ouvre sa fenêtre, je crois qu'il veut me demander quelque chose. Je le reconnais, c'est un paysan du coin. Il est écarlate et n’a pas dû commencer la journée en suçant des glaçons. Alors que je m'approche de sa portière, il se met à hurler&amp;nbsp;: &lt;i&gt;c'est pas un endroit pour se balader ici, connasse, nous on bosse, si tu veux te promener, y'a des chemins de randonnées!&lt;/i&gt; Je suis &lt;i&gt;peace &amp;amp; love&lt;/i&gt; comme fille mais là... &lt;i&gt;Ici ce sont des chemins communaux, connard toi-même, et je paye mes impôts comme toi alors je.&lt;/i&gt;.. Vlà-t'y pas que le yéti ouvre sa portière et se jette sur moi, main levée pour m'en mettre une&amp;nbsp;! Le pourcif est pas beaucoup plus grand que moi mais fait bien son quintal et demi, bedaine brinquebalante et groin en avant, il se rue sur moi en beuglant&amp;nbsp;: &lt;i&gt;et en plus, elle répond, la catin! Tu vas déguerpir, salope, sinon je te culbute&amp;nbsp;!&lt;/i&gt; D'un coup, j'ai fouetté grave et j'ai piqué un sprint pour échapper à &lt;i&gt;Elephant Man&lt;/i&gt;. Il a essayé de me suivre mais, merci son cholestérol, l'a pas pu aller bien loin, niqué, le gros&amp;nbsp;! Je me suis retournée pour prendre le numéro d'immatriculation de la voiture et j'ai foncé jusqu'à la mienne. Mais j'avais la haine. Contre moi&amp;nbsp;! De ne pas avoir pensé une seule seconde à lui &lt;i&gt;redesigner&lt;/i&gt; les burnes façon mes semelles gauffrées... Au lieu de ça, j'ai foncé chez Police secours, j'ai salopé les sols de la gendarmerie avec mes grolles boueuses, j'ai dit au mignon fonctionnaire qui prenait ma déposition d'arrêter de m'appeler &quot;la victime&quot;, il a pas voulu mettre &quot;gros tas&quot; comme description de mon naze graisseux agresseur, on a discuté puis on est tombé d'accord sur l'expression &quot;homme de forte corpulence&quot;, il était gentil, mon flic, très prévenant et il ressemblait à Robert Conrad dans les Mystères de l'Ouest... En partant, il a planté ses yeux blue dans les miens et m'a tendu la main en me disant, n'hésitez pas à m'appeler s'il y a quoi que ce soit, je suis le gendarme...Polisson&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Alicante, Espagne, 2000&lt;/i&gt; – en quittant l'hôtel, j'attaque doucement, petites foulées, il fait déjà chaud, trop chaud. J’ai oublié le plan de la ville dans la chambre. Tant pis, je vais faire marcher mister Brain, noter des points de repères au passage, j'arriverai bien à me retrouver. Au bout d'un quart d'heure de rues endormies, j'entre dans un petit square où se dresse un seul arbre, immense. Il est tout blanc d'oiseaux, pas un seul centimètre carré d'écorce dispo, les branches ploient sous la densité de plumes à la feuille carrée. C'est beau comme un truc pas vrai. Je passe très doucement sous l'arbre de peur de les effrayer, de les faire envoler. Je ressens une sensation de malaise, à cause de leur silence peut-être. Ils ne bougent pas, comme s'ils étaient faux. J'accélère le pas. Je cours, je cours, je cours et j'oublie de noter mon itinéraire. D'un coup la fatigue me tombe dessus, je réalise que je suis perdue et, soudain, je la vois, accroupie au milieu de la chaussée. Je m'approche. Elle pleure. Je mets doucement ma main sur son épaule et la vieille dame se retourne. C'est le plus triste sourire du monde. A ses pieds, un chat blanc, sali, la gueule écrasée, mort depuis sûrement longtemps. Je lui dis qu'elle ne doit pas rester là. Elle ne veut pas le laisser là. Alors j'ai surmonté ma répulsion et j'ai enveloppé l'animal dans mon coupe-vent. Nous sommes allées chez elle, à quelques rues de là, elle a trouvé un carton pour mettre le chat et a dit qu'Alfredo viendrait plus tard, qu'elle lui demanderait de l'enterrer. Elle a tenu à m'offrir un café, a rempli ma tasse puis m'a tendu la boîte avec les morceaux de sucre emballés&amp;nbsp;: en déchirant le papier j'ai lu ce qu'il y avait écrit dessus &lt;i&gt;si tu vida es amarga pon un poquito de azucar&lt;/i&gt;. Si ta vie a un goût amer, mets un peu de sucre… Je me suis souvenue alors du nom qu'elle avait donné à son chat : &lt;i&gt;Azucar&lt;/i&gt;, parce qu'il était tout blanc, comme un morceau de sucre...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Etc, etc, etc.... j'en ai plein d'autres, des histoires qui me sont arrivées quand je coursais à pied. Chaque fois, c'est différent, le ciel varie, le sol change, les nuages passent, les gens défilent, la terre parle en odeurs, en couleurs, je prends ce que je veux, des sensations, des souvenirs, des coups parfois. Courir, c'est souffrir un peu, s'ouvrir les yeux, s'offrir des horizons, sourire aux corbaques, sentir, plonger dans soi, profond, avancer quoi qu'il en coûte, un pied devant l'autre. Un mot après l'autre, courir, c'est comme écrire. Je te vois venir, le comique, tu vas me dire, &lt;i&gt;attention quand même à pas écrire comme un pied&amp;nbsp;!&lt;/i&gt; Et moi, comme à chaque fois, je te répondrai, &lt;i&gt;pas grave pourvu que je le prenne&amp;nbsp;!&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rendez-vous demain, 6h30, près de l'usine à Malintrat et on verra qui c'est le plus fort&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et, si ça vous dit encore, une autre de mes mésaventures de promeneuse solitaire chez les Princesses... &lt;a href=&quot;http://liseznostextesmerci.over-blog.com/article-20385268.html&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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      <author>
        <name>ChristineSpadaccini</name>
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      <title>Still Raining, Still Dreaming...</title>
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      <published>2008-06-08T10:55:06+02:00</published>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/02/313840314.jpg&quot; id=&quot;media-1057818&quot; alt=&quot;hendrix.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1057818&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Gris profond, pluie longue, ombres humides, mes volets se sont encore ouverts sur Triste Land, c'mat. J'ai gémi puis j'ai mis Jimi. Aux grands maux...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/01/1507683307.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/01/1507683307.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/01/1507683307.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; (photo de Gered Mankowitz, &lt;i&gt;Jimi Hendrix Smoking&lt;/i&gt;, 1967)&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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      <title>Le passant ravi!</title>
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                              <summary>   Princesse Marie-Laetitia a lu   Le passant chagrin   de Andrew Holleran...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/01/472980149.jpg&quot; id=&quot;media-1042399&quot; alt=&quot;1437036112.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1042399&quot; /&gt;Princesse Marie-Laetitia a lu &lt;a href=&quot;http://www.editions-micmac.com/grief.html&quot;&gt;&lt;i&gt;Le passant chagrin&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Andrew Holleran que j'ai traduit et qui vient de paraître aux &lt;a href=&quot;http://www.editions-micmac.com/&quot;&gt;éditions [MiC_MaC]&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Allez découvrir &lt;a href=&quot;http://liseznostextesmerci.over-blog.com/article-20016151.html&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt; son magnifique compte-rendu de lecture, tout empreint de la tristesse et de la sensibilité dans lesquelles baigne cet ouvrage, des émotions puissantes qui le parcourent, de cette élégance fluide et lucide qui l'habite, dans le verbe comme dans la douleur...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci, miss Léti!&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <name>ChristineSpadaccini</name>
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      <title>Doggy style</title>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/00/02/525820809.jpg&quot; id=&quot;media-1039708&quot; alt=&quot;525820809.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1039708&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Petite note légère pour conclure la grise mélodie de ce jour : je m'baladais avec dog à moi dans les chemins détrempés lorsqu'au détour d'une desdites sentes en pente et engadouées sur lesquelles le mignon et moi cheminions tranquilles nous nous retrouvâmes, ô trouvaille, nez et truffe à nez avec une bagnole prise d'une drôle de danse de Saint-Guy, dans laquelle, de toute évidence, deux individus se pâmaient grave... Coït en cours, que faire? Pouvaient pas se garer un poil pour effectuer le contrôle des amortisseurs au lieu de se coller, là, en plein milieu du camino? Je n'avais pas envie de les déranger mais rebrousser chemin juste because ils se troussaient allongeait par trop mon itinéraire retour et, compte tenu leur ardeur à l'ouvrage, oh oui, oui, oui, oui, et la buée générée sur les vitres par leur chaude activité, ils ne s'apercevraient même pas de mon passage... Oups, erreur, ce fut sans compter avec mon azor velu qui, ennuyé peut-être par les remuements étranges et glapissements des amants émanant du véhicule qui tanguait gaiement à la va comme je t'encule, ne trouva rien de mieux à foutre, lui aussi, que de carrer ses patounes boueuses contre la vitre embuée en aboyant et grattant comme un furieux. Mama mia, quel pesant silence soudain rompit l'orgasme!!! La voiture pétrifiée d'un coup, moi essayant de ramener mon chien à la raison, - viens ici, Crétino! -, et cette main timide qui se décide à dessiner un petit hublot dans le brouillard de l'(in)conduite intérieure, trop rigolote la gueule enfarinée qui alors surgit, vaguement perplexe quant à la suite à donner à l'événement: comment, sexe à l'air, aller constater les dégâts de l'animal sur la peinture métallisée? Heureusement l'appel de la forée (orthographe assumée!) fut le plus fort, deux bras autour de son cou passés ont décidé de son retour immédiat à la pâmoison, nous avons échangé un petit clin d'oeil, j'ai chopé ma doguette par la peau du dos et il a repris sa levrette idem... Ouaf!&lt;br /&gt; 
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      <title>Chez les Princesses...</title>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/01/2074805617.jpg&quot; id=&quot;media-1031535&quot; alt=&quot;2074805617.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1031535&quot; /&gt;&lt;/div&gt; ...je parle encore de Sébastien Fritsch et d'un livre qu'il m'a donné envie de lire, de mai 68 à Clermont-Ferrand, d'une Fiat 500 garée en bord de manif, de souvenirs ballottés, de ma mère, de coincidences étranges, de la vie comme elle va, souvent de traviole... Enfin, allez voir, si vous avez un petit moment, ça se passe &lt;a href=&quot;http://liseznostextesmerci.over-blog.com/article-19829421.html&quot;&gt;là&lt;/a&gt;... 
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      <title>La petite musique des (c)rimes de Sébastien Fritsch</title>
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      <published>2008-05-23T10:58:00+02:00</published>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/00/890215072.jpg&quot; id=&quot;media-1030332&quot; alt=&quot;890215072.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1030332&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;i&gt;J'écris toujours sans musique. Même si elle joue souvent un grand rôle dans mes romans, je préfère travailler la mélodie de mes phrases sans influence. J'écoute avant d'ouvrir mon texte, pour me mettre dans l'ambiance et aussi après, pour revenir sur terre. Et pendant, je garde toujours quelques traces de mélodies dans un petit creux de mémoire, pour me guider.&lt;/i&gt;&quot; me dit Sébastien Fritsch, l'auteur de ce roman, &lt;i&gt;Le sixième crime&lt;/i&gt;, dont j'ai envie de vous parler aujourd'hui. Pour ce faire, sur ma platine j'ai glissé &lt;i&gt;The Ideal Crash&lt;/i&gt; de dEUS coz, pour moi, c'est exactement le contraire, j'écris toujours en musique, je m'enferme dans un univers musical fort, en volume et en couleurs, et c'est comme si tout le reste autour s'abolissait, je peux me concentrer sur le clavier et mes pensées, faire abstraction de ce qu'il se passe autour de moi, je ne vois plus rien, n'entends plus rien, ne réponds plus, j'écris...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;...que ce &lt;i&gt;Sixième crime&lt;/i&gt;, concerto pour crimes de sang, polar en sol provençal, m'a joliment accompagné lors d'une journée pluvieuse de cette semaine, commencé aux petites heures du jour, fini tard dans la nuit au tempo tambour battant des gouttes qui martelaient la fenêtre de ma chambre. Je l'aurais bien lu d'une traite mais la vie qui court m'a obligée à marquer quelques pauses énervantes. Parce que la partition est finement écrite, on se prend vite au jeu de l'enquête et de ses impasses, au style élégant de l'auteur. Bien sûr, je ne vais rien en dire, on ne raconte pas une intrigue policière, juste que le commandant Jérôme Babalnic arrive un beau jour dans ce hameau isolé de la Drôme pour y rencontrer Lex, auteur célébré, anachorète étrange et secret, pour lui demander de l'aider à résoudre une série de cinq crimes horribles et, surtout, d'empêcher le sixième qui semble imminent... Dès lors la mélodie du roman se met à serpenter entre les pages comme cette route mystérieuse et perdue qui mène au lieu-dit Pensegarde, là où s'est retiré l'écrivain. Ce nom, Pensegarde, comme une mise en garde, de penser que cela va être facile, de penser que la solution est simple. Rien n'est jamais aussi simple qu'il n'y paraît. La vie et les sentiments s'en mêlent, s'emmêlent, on croit avoir compris, on se retrouve à la case départ et on se laisse emporter par la petite musique des (c)rimes de Sébastien Fritsch. Parce qu'il n'a pas juste écrit un polar bien ficelé mais un ouvrage dont on entend battre les lignes, un livre qui a un coeur, qui a à coeur de nous faire entendre le rythme fuyant, difficile à attraper, de la vie et de la création, la vie et ses notes parfois discordantes que le créateur essaie d'apprivoiser: &lt;i&gt;Le sixième crime&lt;/i&gt;, c'est plus que le récit d'une enquête policière, c'est aussi celui d'une quête créative. Trouver le tueur et la lueur.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;i&gt;Moi, je bâtis en pierre de taille. Je vais à la carrière à chaque début de page, je cogne, je creuse, je coupe, je broie, et j'en sors des moellons, des pavés, des galets, des scories, des poussières mais aussi des rubis, des diamants et même - le croirez-vous ? des animaux sauvages. Si vous les voyiez surgir de la paroi que mon ciseau violente! Ensuite, bien sûr, il faut sculpter ou dompter - suivant que le trésor est minéral ou animal - cette matière brute. Alors, que voulez-vous, en travaillant ainsi, je ne pose pas des mots sur le blanc de ma feuille, j'y couche des âmes&lt;/i&gt;.&quot; (p 113)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le blog de Sébastien Fritsch est &lt;a href=&quot;http://sebastienfritsch.canalblog.com/&quot;&gt;là&lt;/a&gt;. Rendez-lui visite! Merci Seb, pour ce moment passé à te lire, &quot;idéal crash&quot; sur mon paddock avec bon livre...&amp;nbsp; En attendant, je me remets un petite coup d'&lt;i&gt;Instant Street&lt;/i&gt;, morceau n°6 de l'album de dEUS, mon préféré, tout en savourant une boisson noire et chaude, bonne lecture!&lt;/p&gt; 
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      <title>Va comme je te pousse</title>
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                              <summary>      Une fois le ruban dénoué, les minutes de ta vie se sont enfuies, y'en...</summary>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/01/300383010.jpg&quot; id=&quot;media-1023091&quot; alt=&quot;300383010.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1023091&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Une fois le ruban dénoué, les minutes de ta vie se sont enfuies, y'en avait à tire-larigot, elles étaient des nuées à foutre le camp sur leurs petites pattes de secondes, y'en avait à gogo, y'en avait, y'en avait tellemment qu'on a cru qu'il y en aurait toujours. On les a souvent regardées ensemble prendre la poudre d'escampette, on s'est moquées des boîteuses qui passaient de traviole, on s'est énervées contre les trop lentes qui n'en finissaient pas de sa barrer, dans les salles d'attente, des pas perdus, des espoirs déçus, on s'est agaçées de ne pouvoir ralentir leur course effrenée, parfois, quand elles étaient tout miel, la beauté d'un arc-en-ciel, le &lt;i&gt;soft&lt;/i&gt; d'un baiser, on en a partagé un max, en balades, en sourires, en rayons de soleil, en pluies froides, en engueulades, on s'est habituées à leur flot insensé, continu, d'une minute coulant la suivante, un peuple entier, foisonnant, du temps à n'en savoir que faire, qu'on a bouffé à la va comme je te pousse, comme s'il allait repousser toujours, indéfiniment, &quot;regain&quot; &lt;i&gt;ad lib&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Maintenant ton sac est presque vide. Les minutes qu'il te reste encore, dans le fond, elles sont désespérément longues et bouffies, maladives, servent plus à rien, elles bougent plus, sont comme mortes, comme toi. Je regarde les miennes danser leur gigue à côté du lit où ton temps agonit et, souvent, ça me colle sous la gorge un noeud de mélancolie. Mais je laisserai pas le ruban dénoué de ton sac de minutes enfuies me serrer le kiki trop fort. Je l'arrache et le ceins à mon front, bansaï! Bien sûr, je sais que la petite main de ma révolte collée dans le trou du barrage contre le temps l'empêchera pas de continuer à fuir et à se vider mais bon, quitte à le voir se faire la malle, va falloir qu'il fasse ça bien, en rythme, avec du souffle, un bon petit groove rock &amp;amp; solo aux petits oignes, non mais, &lt;i&gt;oh yeah&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/02/1524916197.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/02/1524916197.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/02/1524916197.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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      <title>Radio Kennedy</title>
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      <published>2008-05-14T11:16:38+02:00</published>
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                              <summary>      Ils se sont mariés juste une semaine avant, le samedi 16 novembre 1963....</summary>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/01/126589803.jpg&quot; id=&quot;media-1014844&quot; alt=&quot;126589803.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1014844&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ils se sont mariés juste une semaine avant, le samedi 16 novembre 1963. Elle portait un diadème dans les cheveux qui retenait un voile léger de gaze et une robe courte dont l'organdi lui chatouillait les genoux. A ses côtés, il &quot;pingouinait&quot;, frêle, moustache fine et pattes coupées ras, costard noir sur blanche chemise, cravate de soie gris perle et boutons de manchette, nacre brillante... Soirée, pétards, cotillons, pièce montée, jarretelle. Sur les photos en noir et blanc, les ombres allongées cosy sur le sol disent un soleil présent et généreux, il faisait tendre pour une mi-novembre, les femmes, tailleurs légers, les hommes, vestes déboutonnées, sourient au photographe, dans les mains de la mariée, bouquet de petites fleurs blanches factices, plastique de saison. A l'arrière, les ruines du château fort, murs écroulés, meurtrières meurtries, tours ébranlées, offrent leur décor de catastrophe, c'était il y a quarante ans et plus, c'était il y a des siècles, sous les cendres du temps les sourires figés sont restés dans une bonheur attitude enfuie, nombreux parmi eux sont leurs auteurs à présent disparus, scène Pompéi d'un mariage en grandes pompes. Est-ce que je trouve que ma mère a l'air triste le jour de son mariage parce que j'étais triste qu'elle ne soit plus là pour le mien? Divination stupide, je vois dans son regard d'alors la menace que j'ai vu s'abattre, douleur, j'en cherche l'ombre, l'annonce, la trace et, forcément, je la trouve. Mais pourtant, ce jour-là, tout est sûrement très gai. Le lendemain, ils taillent la route, voyage de noces, l'Italie au bout de la &lt;i&gt;strada&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;all the way&lt;/i&gt; jusqu'à &lt;i&gt;Napoli&lt;/i&gt;, bouffer de l'amour, des pâtes et du soleil, la 4 a des ailes, le carrosse est blanc, la vie s'ouvre et elle connaît son rôle de salope par coeur, heureusement elle n'entre qu'au milieu du deuxième acte...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dimanche 14 mai 1972 - Jusque très tard dans la nuit j'ai collé radio Kennedy à mon oreille pour tenter d'entendre la grande nouvelle. Rien. Aucune station, aucun grésillement ne l'a soufflé, hurlé au monde, que j'avais un frère depuis aujourd'hui! Je me tiens à la même place qu'autrefois alors que j'écris ces lignes. Mon père vient de m'offrir radio Kennedy pour me consoler de ne pas pouvoir retourner à la maternité avec lui, &lt;i&gt;comme ça, tu pourras entendre les nouvelles en nous attendant!&lt;/i&gt; J'aurais bien voulu qu'on annonce la naissance de mon frère, j'étais un peu déçue puis je me suis dit que je n'avais sûrement pas trouvé la bonne station...&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/01/83291892.jpg&quot; id=&quot;media-1014860&quot; alt=&quot;83291892.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1014860&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Vendredi 22 novembre 1963 - JFK se fait plomber à Dallas, la nouvelle envahit le monde. A quelle vitesse? Les jeunes mariés sont à Rome. Est-ce qu'ils sont au courant dès le soir même? Ils entendent parler de Kennedy partout, journaux qui froissent, TV qui hurlent. Ils ne parlent pas l'italien, ils ont envie de savoir ce qui s'est passé. Alors ils achètent cette petite radio: elle est toute minuscule, noire, on-off à droite, une petite led comme un oeil rouge unique au-dessus du gros bidon du haut parleur, à gauche le bouton pour changer de station, &lt;i&gt;Kennedy story&lt;/i&gt; version française, enfin. Le jour suivant, ils quittent Rome, direction Naples, la radio dans leurs bagages. Plus tard mon grand-père lui a fabriqué une petite housse en cuir noir et moi je l'ai baptisée radio Kennedy parce que cette histoire du voyage de noces à tenter de capter les nouvelles d'Amérique m'avait marquée, touchée...&lt;/p&gt; Mercredi 14 mai 2008 - Radio Kennedy a un peu vieilli. Elle émet de plus en plus difficilement. Elle a fait de longs voyages, et pas seulement depuis l'Italie, je l'ai emmenée presque partout. Elle m'a dit Bobby Sands à Belfast, a tombé le mur à Berlin, chanté mi corazon à Mexico, joué Ry Cooder à Calexico... Silencieuse, elle me parle encore d'un lointain voyage de noces mais, aujourd'hui, programme unique: happy birthday, mon reuf! 
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        <name>ChristineSpadaccini</name>
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      <title>Toutes &quot;Grief&quot; dehors!</title>
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                              <summary>   Le roman que j'ai traduit de l'anglais pour les  éditions [MiC_MaC]  vient...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/00/1437036112.jpg&quot; id=&quot;media-1012733&quot; alt=&quot;1437036112.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1012733&quot; align=&quot;left&quot; /&gt;Le roman que j'ai traduit de l'anglais pour les &lt;a href=&quot;http://www.editions-micmac.com/&quot;&gt;éditions [MiC_MaC]&lt;/a&gt; vient de sortir! Il s'agit du dernier livre de Andrew Holleran, &quot;&lt;i&gt;Grief&lt;/i&gt;&quot;, qui est devenu &quot;&lt;i&gt;Le passant chagrin&lt;/i&gt;&quot; en VF. Il est disponible auprès de la maison d'édition, &lt;a href=&quot;http://www.editions-micmac.com/grief.html&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;, et à peu près partout ailleurs sur le net et dans toutes les librairies.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;i&gt;Le passant chagrin&lt;/i&gt;&quot; est un court roman qui évoque la perte des êtres chers et une réflexion sur le deuil mais d’où l’on ne ressort pas triste, juste un peu mélancolique, empli de spleen, d’Histoire et de poésie comme après une balade dans un champ de ruines. Tous ces chagrins successifs, empilés de guingois et qui menacent de se casser la gueule, ça finit même par être drôle. On a souvent envie de sourire. Puis on se reprend. Non, quand même, pas dans un moment comme celui-là. Et pourtant... Aux côtés du narrateur et de ses morts, sa vieille mère handicapée qu’il vient de perdre, ses amis morts du SIDA, on se promène dans Washington, D.C. (bien prononcer les initiales à la French&amp;nbsp;: décès) et, lorsqu’il rentre le soir, on plonge avec lui dans la lecture de &quot;&lt;i&gt;Mary Todd Lincoln&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Her Life and Letters&quot;&lt;/i&gt;, le livre qui se trouvait sur la table de chevet de sa chambre de location. Balade dans l’Histoire des Etats-Unis et de quelques inconnus, petite géographie d’un cœur chagrin, cet ouvrage a le charme désabusé et l’humour de son narrateur, un homme vieilli, solitaire, qui souffre et n’attend plus rien mais reste prêt à tout, à souffrir davantage, à aimer, à vivre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me suis glissée avec plaisir dans la prose de Andrew Holleran et lui ai taillé un costume sur mesure, à la French, en tentant de respecter les belles fluidité et poésie du texte original. Donnez m'en des nouvelles...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <name>ChristineSpadaccini</name>
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      <title>Faire la lumière</title>
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      <published>2008-05-09T06:33:00+02:00</published>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/02/1031524913.jpg&quot; id=&quot;media-1006474&quot; alt=&quot;1031524913.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;La pluie dessine des pointillés dans le ciel, hachures voleuses d'azur, et pianote sur la tôle rouillée de l'abri de jardin, &lt;i&gt;tititi tatata tititi&lt;/i&gt;, SOS en morse, venez &lt;i&gt;Mayday&lt;/i&gt;, je suis toute mouillée, 6:00 am, amorce du jour, en larmes. Tout est gris. Tout perle. La couleur du temps, gris perle, les gouttes qui perlent, grises, le vieux lavoir en ciment et mes pensées: comment savoir s'il ment? &lt;i&gt;Il faudra bien un jour faire la lumière sur cette histoire&lt;/i&gt;, me dit la petite voix. Je ne lui réponds même pas. Comme si c'était facile. Comme s'il suffisait, &lt;i&gt;on/off&lt;/i&gt;, de touver l'interrupteur pour tirer au clair les idées noires qui n'en finissent pas de faire festin à la table des anciens jours sombres... Soudain le chien qui lit mes pensées saute contre le mur et...&lt;i&gt;fiat lux,&lt;/i&gt; le filament de la vieille lampe au-dessus de la porte du jardin commence à briller et l'araignée, installée dans le plafond du verre, à avoir chaud, sûrement! La pluie redouble. Je me blottis sous la marquise, les beaux yeux de mon dog me font mourir d'amour, je déchiffre le frénétique clapotis sur le verre dépoli et je me souviens. Il pleuvait...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;...sur Villavicencio, saison des pluies dans les &lt;i&gt;llanos&lt;/i&gt;, rideau mouillé tiré sur la jungle fumante, rues-rivières et maisons-bateaux, vin de coca et riz à la noix de coco. J'ai regardé Pedro Criollo et Secorro, sa femme, partir. Le petit camion dérapait, glissait, broutait dans le chemin boueux. Derrière, sous une bâche, les neuf fils du couple avaient pris place sur le cercueil. Dix-huit petits yeux pépites, pétillants, dix-huit petites mains s'accrochant aux ridelles branlantes, neuf sourires en dents de lait. Plus loin, sur la route, les clôtures électrifiées des champs de pétrole, les papillons géants, les fourmis conga, méchantes, les grenouilles au venin bleu et la pluie, encore la pluie, toujours la pluie. On ne les a jamais revus. La presse a dit qu'il fallait faire la lumière sur la disparition de la famille Criollo. Accident? Enlèvement? Guérilla? Sbires d'Ecopetrol? Les sorcières de la selva? Maldicion? Non, bien plus con que ça: Pedro avait accepté de transporter le cercueil jusqu'au village des orpailleurs contre quelques planches gratuites. Ernesto, le menuisier, était un vieil ami, un ami bouffé par l'alcool et le palu, une pauvre loque et Pedro était toujours un peu triste quand il le voyait dans cet état. La veille, ils avaient chargé le cercueil dans le camion de Pedro et Ernesto était parti à la taverne en face se soûler encore et encore. Tôt, le lendemain, la famille Criollo a pris la route. Peut-être est-ce les cahots qui ont fini par sortir Ernesto de sa torpeur éthylique? Il s'est cogné en se redressant, nom de Dieu, où avait-il encore passé la nuit? Puis il a entendu des cris, des crissements, le monde s'est arrêté de bouger subitement et il a fini de dessoûler en voyant les corps éparpillés de Secorro et de ses neuf enfants sur le sentier. Tous morts. Le camion roulait à vive allure quand ils ont sauté. La vue du couvercle du cercueil qui se soulevait. Une peur terrible. Un mort qui se réveille, c'est le diable en personne! Non, malheureux, juste Ernesto qui n'avait pas trouvé mieux que de venir cuver dans son cercueil! Après on ne sait pas trop. Pedro est sûrement devenu fou, enragé de douleur. Ernesto a dû vouloir se défendre. Le cercueil n'a jamais été livré. La jungle a recouvert la carcasse du camion, les corps, l'histoire. Enfin, c'est ce que les gens racontent ici, en se signant douloureusement puis, basta, &lt;i&gt;sigue la vida&lt;/i&gt; quand même...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;...la nuit où Kyle a sauté par la fenêtre de sa chambre d'hôpital. Elle avait sept ans. La veille, alors qu'elle flottait encore dans un demi coma, on l'avait changée de chambre. La nouvelle se trouvait au rez-de-chaussée. L'infirmière l'a découverte, trempée et transie, sous la fenêtre. Kyle a dit qu'elle voulait juste tuer sa maladie. Qu'elle en avait marre, des chambres d'hôpital et de son coeur fatigué. Le lendemain, il pleuvait toujours lorsque son père est venu avec le drôle de cadeau. Une espèce de pierre plate avec un truc fin planté au milieu et des signes bizarres écrits dessus. Il lui a expliqué: horloge solaire, stylet, chiffres romains, graduation des heures, ombre... Ombre?! Kyle a dit qu'elle ne voyait pas d'ombre. Son père lui a répondu que c'était normal parce qu'il n'y avait pas de soleil dans sa chambre et dans sa vie. Pour le moment. Mais que ce n'était pas grave. Quand le soleil reviendrait, dans sa chambre, dans sa vie, l'horloge solaire se mettrait à marcher et à compter les heures, les seules qui comptent vraiment, les heures ensoleillées. Il fallait juste un peu de patience. Alors Kyle n'a plus eu peur. Elle a encore connu de longs couloirs sombres et des peurs noires mais elle savait qu'elle pouvait compter sur son horloge pour lui indiquer l'arrivée des heures-soleil et du bonheur. Il y a quelques années, je suis allée voir Kyle, dans le Michigan. On a passé de bons moments. Sur la façade sud de sa maison, la petite horloge a tout enregistré. Les médecins n'ont jamais réussi à faire la lumière sur cette guérison inattendue. C'est une ombre fine, apparue sur une pierre un jour de soleil, qui l'a sauvée, ils auraient du mal à comprendre. Enfin, c'est ce que Kyle raconte. &lt;i&gt;Life goes on&lt;/i&gt;, même si on sait pas comment...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il pleut toujours sur mon petit abri et la lampe de jardin luit faiblement dans le jour débutant. Ombre, lumière. Contrastes, contraires. La pluie, le beau temps. Vivre ou mourir. Triste ou gai. Tout ça, ça tient à quoi? A rien. Je regarde mon chien qui attaque une pomme tombée, à pleines dents. Leçon de vie. C'est l'heure du petit-déjeuner. Je ferme l'interrupteur en remontant. L'araignée sous son plafond de verre respire. Je vais voir si je peux appeler les Celsius et les faire venir en nombre, cet aprem, au moins 35, une grande fiesta, un cagnard à tout tomber. Sinon. Ben sinon, qu'il pleuve! Je resterai sur mes pilotis à regarder passer les petits bateaux des uns, les galères des autres. La vie continue. Ce matin, sous la pluie, j'ai vu Kyle et les Criollo.&lt;/p&gt; 
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      <title>Joyeux annif, ma Came!</title>
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      <published>2008-05-07T08:16:37+02:00</published>
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                              <summary>      Longs fils dorés, les cheveux en bataille, deux pépites de chocolat...</summary>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/02/903605533.jpg&quot; id=&quot;media-1001866&quot; alt=&quot;903605533.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1001866&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Longs fils dorés, les cheveux en bataille, deux pépites de chocolat noir, les yeux qui brillent, puis les joues vanille et la bouche fraise, ajoutez la touche espiègle, les &quot;-cieuse&quot; siamoises, Déli et Mali, qui creusent la fossette canaille, la langue bien pendue et l'esprit qui pétille, voici Camille, ma nièce, elle a 7 ans aujoud'hui: happy birthday, ma Came! 
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      <title>Pour la réhabilitation de la crème brûlée...</title>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/00/02/162594583.2.jpg&quot; id=&quot;media-999034&quot; alt=&quot;162594583.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-999034&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;C'est l'histoire d'un dessert exquis qui, bien malgré lui, avait été mêlé à une sombre, inique et triste affaire de moeurs. Il y était question d'inceste, d'un visage brûlé au chalumeau de cuisine, d'une petite madone d'Estremadura, &lt;i&gt;lipstick&lt;/i&gt; piment paupières charbon, déballant les douleurs de sa vie extrême et dure dans un tribunal moisi, de yeux complaisamment fermés, d'enfances cramées et d'avenirs volés, rien que du sordide... Après le drame, sur la table, les crèmes brûlées ont refroidi longtemps. Personne n'a plus eu envie d'y toucher, d'exploser la barrière de sucre, checkpoint caramel, pour accéder à la douce plage d'onctuosité du flan si léger. Mea culpa. J'ai raconté cette histoire et, depuis, les ramequins purgent une peine injuste et longue, les petites cuillères ne Sing-Sing plus joyeusement contre les bords de la porcelaine remplie de cette inimitable douceur tiède et candy. La recette a fait appel. L'injustice est croustillante...euh...criante. Alors, pour rendre justice à ce délice complice de rien, victime collatérale, je republie ici ladite recette, écoutez-la manifester doucement aux marches de vos palais, réhabilitez-la! Reprendre &lt;b&gt;goût&lt;/b&gt; au bonheur, ce n'est peut-être pas qu'une vaine expression... Et, pour ceux qui ne suivent pas, plizz, allez chez &lt;a href=&quot;http://lameralire.blogspot.com/2008/05/existenciels.html&quot;&gt;Lucile&lt;/a&gt;. Dans sa mer à lire, y'a un article qu'on voit danser et qui a fait de ma journée un golfe clair, merci de ta lecture, Lucile, et à toi aussi, &lt;a href=&quot;http://www.amandameyre.com/&quot;&gt;Amanda&lt;/a&gt;, pour avoir offert cette jolie autre lectrice à Existe en ciel! Un jour, je vous ferai ma spéciale crème brûlée, promis, vous en redemanderez! ;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;K...rème brûlée&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;(pour environ 6 ramequins)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Blanchir 8 jaunes d'oeuf avec 150 g de sucre en poudre, &lt;i&gt;very slowly&lt;/i&gt;, langoureusement, à la cuillère en bois, sans heurts, en tournant dans le sens des heures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans une casserole, mélanger 1/4 l de crème fleurette à 1/4 de lait (cru de préférence). Faire tiédir et y laisser infuser vanille gousse fendue ou autre pousse herbeuse au parfum délicat: estragon, ciboulette, les plaisirs sont infiniment variables.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ajouter le mélange laiteux crémeux parfumé aux jaunes blanchis, &lt;i&gt;very slowly&lt;/i&gt;, etc etc...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mettre le tout au frigo et laisser reposer quelques heures, naissance d'une alchimie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Répartir dans les ramequins dont on a pu auparavant, variante exquise, garnir le fond de petits morceaux de fenouil caramélisés, enfourner (80°C) pendant 45mn environ et oublier jusqu'au lendemain, jusqu'à ce que le four soit complètement froid.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Saupoudrer de sucre et passer sous le gril ou au chalumeau... Poser sur le rebord de la fenêtre pour que le caramel prenne et réussisse&amp;nbsp; peut-être à enfermer au passage dans sa carapace douce un effluve lilas blanc du jardin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est prêt! ;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Puis, si vous avez encore faim de lecture, &lt;a href=&quot;http://liseznostextesmerci.over-blog.com/article-19272968.html&quot;&gt;lisez ma reddition&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt; 
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      <title>&quot;C'est en écrivant qu'on devient écriveron.&quot;*</title>
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      <published>2008-05-03T10:19:00+02:00</published>
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           &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/02/1419547543.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/02/1085483479.jpg&quot; id=&quot;media-997682&quot; alt=&quot;1419547543.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-997682&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Cette nuit, le sommeil, je l'ai encore cherché et je ne l'ai pas trouvé. J'ai fait les dessous de lits, les fonds de placards, j'ai même réveillé monsieur Propre qui, lui, dormait tranquille de l'autre côté du plumard pour qu'il m'aide à faire le ménage dans mes idées noires, on a tout lessivé dans ma caboche façon love qui peut... Après, j'étais trempée des pieds à la tête et il s'est rendormi aussi sec, une fois ses bouchons reposés. Que dalle en ce qui me concerne... Alors j'ai continué à chercher, j'ai regardé sous l'oreiller, entre les draps et jusqu'à sous mes yeux puisqu'il paraît qu'on ne voit jamais ce qu'on a sous les yeux, précisément. La paille dans l'oeil de mon voisin me tentait bien, pas évident de piquer un roupillon sur la poutre que j'ai dans le mien, c'est peut-être là l'explique... Mais non, sous mes yeux, je n'ai trouvé que deux grosses valoches pleines de vide. De toute évidence, le sommeil m'était encore passé sous le nez...&amp;nbsp; Mon regard redessinant à l'aveugle les contours noirs de la piaule, j'ai pensé soudain à cette expression, dormir à poings fermés. Boudiou, c'était peut-être là la solution, exit mulungu, valériane, passiflore et tisanes consorts, la solution était là au creux de mes mains! Alors je les ai serrés, serrés, fort et longtemps, mes poings, mais, de résultat...point! Je ne dormais toujours pas. De rage, j'ai envoyé un de ces poings valser dans l'air. Il a heurté la pile de mes livres de chevet. Badaboum! Monsieur Propre a grogné. Monsieur Queneau a atterri, soft, entre mes mains. J'ai allumé ma petite loupiote, ouvert Exercices de style, commencé à lire, réjouissance. Vers la page 30, le sommeil a fait mine de se pointer, je l'ai envoyé promener, trop tard, Ducon! J'ai relu le livre d'une traite. Il faisait presque jour quand je l'ai refermé et j'avais très faim...de mots. Je suis allée raconter tout ça chez mes copines, les Princesses. &lt;a href=&quot;http://liseznostextesmerci.over-blog.com/article-19251146.html&quot;&gt;A lire ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Raymond Queneau,&amp;nbsp;&lt;i&gt;Exercices de style&lt;/i&gt;, Folio 1363, 2007. (* citation tirée de &quot;Maladroit&quot;, p 80)&lt;/p&gt; 
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      <title>Le polar au polaroïd</title>
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                              <summary>   Tout commence par une vieille photo découpée dans le canard  Sud-Ouest ,...</summary>
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           &lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/02/1592754947.jpg&quot; id=&quot;media-994827&quot; alt=&quot;2018597862.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-994827&quot; /&gt;Tout commence par une vieille photo découpée dans le canard &lt;i&gt;Sud-Ouest&lt;/i&gt;, glissée un jour de janvier 1959 entre les pages de &lt;i&gt;La nuit tombe&lt;/i&gt;, le polar lunaire et amnésique de David Goodis, et retrouvée quarante-cinq ans plus tard par celui-là même qui l’y avait enfouie. Sur le cliché on découvre Marie-Thérèse Désormeaux, petite madone pincée et fan timide posant aux côtés du bluesman Big Bill Broonzy. Et dessous, il y a cette légende et son pesant d’or&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Coïncidence&amp;nbsp;? Marie-Thérèse Désormeaux bifurqua dans la vie à partir du moment où sa passion pour le jazz prit une forme excessive&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;..&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://liseznostextesmerci.over-blog.com/article-19202478.html&quot;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt; 
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        <name>ChristineSpadaccini</name>
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      <title>Série noire</title>
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                      <summary> Je suis revenu discrètement, l'après-midi. Elle habitait au numéro 2 de la...</summary>
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           Je suis revenu discrètement, l'après-midi. Elle habitait au numéro 2 de la rue du Soleil. J'ai rasé les murs, à peine une ombre. &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/02/8204701.jpg&quot; id=&quot;media-992566&quot; alt=&quot;8204701.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-992566&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En levant la tête vers les carreaux noirs, il m'a semblé voir une silhouette se reculer dans l'embrasure de la fenêtre. Mon coeur s'est lézardé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/00/00/1026016150.jpg&quot; id=&quot;media-992569&quot; alt=&quot;1026016150.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-992569&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai monté l'escalier lentement en pensant que, si je les tuais, c'est derrière des barreaux comme ceux-ci, épais et froids, que j'allais finir. Il faisait trop chaud.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/02/873266414.jpg&quot; id=&quot;media-992575&quot; alt=&quot;873266414.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-992575&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle n'a même pas sursauté en me voyant, a souri et m'a dit que je tombais bien, que le café était juste prêt. Peut-être... Peut-être que j'avais tort et qu'elle m'aimait dur comme fer...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/01/1774917264.jpg&quot; id=&quot;media-992579&quot; alt=&quot;1774917264.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-992579&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me suis assis, presque rasséréné, et c'est alors que je l'ai vu, l'oeillet. Il était là, je le savais! Il s'était éclipsé en m'entendant arriver. La garce, comme elle jouait bien la comédie...&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/01/382825100.jpg&quot; id=&quot;media-992581&quot; alt=&quot;382825100.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-992581&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai foncé sur le balcon, c'est sûrement par là qu'il s'était enfui, le poète! Elle avait de grands yeux étonnés quand j'ai cassé sur sa jolie petite tête le seau à champagne, l'oeillet a dessiné une étrange balafre fleurie sur son front rougi et elle est morte dans un léger soupir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/00/1813519558.jpg&quot; id=&quot;media-992582&quot; alt=&quot;1813519558.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-992582&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Soudain j'ai eu envie de pisser. Dans ses chiottes, y'avait des fleurs blanches suspendues à la treille du plafond, une petite serviette bleue, un savon rose et son joli petit bazar de poupée. Et un miroir sur le mur. En sortant j'y ai croisé le reflet d'un homme malheureux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/02/159722773.jpg&quot; id=&quot;media-992584&quot; alt=&quot;159722773.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-992584&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis parti sans refermer la porte. Même pas sûr d'avoir tiré la chasse quand j'y pense. Ma mère était déjà montée faire sa sieste quand je suis passé pour lui dire au revoir. J'ai fait un signe discret à la Vierge de bois sur le mur. &lt;i&gt;Disculpe&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/01/238564148.jpg&quot; id=&quot;media-992588&quot; alt=&quot;238564148.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-992588&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle m'attendait au port. J'ai vu personne, lâché les amarres et j'ai foncé vers l'horizon où le grain prenait forme. Le balancement d'Anna Maria, le goût de la mer et du sel. J'ai fermé les yeux. &lt;i&gt;Ya llego, Isabel&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/00/00/132301079.jpg&quot; id=&quot;media-992593&quot; alt=&quot;132301079.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-992593&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Disparu en mer le jour même de l'assassinat de sa fiancée!&lt;/i&gt; C'était pas un beau titre, ça? Même ton poète ne l'aurait pas trouvé. Je pense à toi. Il fait trop chaud ici. &lt;i&gt;Donde estas?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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      <title>Ailes et Serres</title>
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      <published>2008-04-28T20:03:00+02:00</published>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/00/02/1598806436.JPG&quot; id=&quot;media-990337&quot; alt=&quot;1598806436.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-990337&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ce lieu intouché, originel presque, c'est Colca, au Pérou. Enfin, cela pourrait l'être: un paradis végétal, isolé et luxuriant, où vit cachée une poignée d'hommes libres et heureux. Le chemin de Colca est difficile à trouver, c'est une vallée perdue au fond d'une immense faille et c'est ce qui la sauve. Car le monde extérieur est en charpie, tombé sous la domination d'un obscur et violent Comité qui a asservi les peuples et le monde. Au Pérou, Lima, la capitale, est devenue un cloaque infâme et dangereux, un immense bidonville de ruines insalubres où les gens survivent à peine, traqués par les miliciens à la solde de ce gouvernement invisible et implacable. Mais, derrière les murs, dans les souterrains, dans les coeurs, l'espoir n'est pas tout à fait mort, la résistance s'organise: elle dissémine dans la ville la graine de la révolte, l'objet interdit: un livre. Le livre de la Révolution. C'est le journal de L., il explique comment le monde en est arrivé là et témoigne des manipulations du Comité, de sa barbarie et de son illégitimité. Il raconte aux hommes qu'ils n'ont pas toujours été ces esclaves soumis, qu'ils peuvent être libres, qu'ils étaient libres. Au péril de leur vie, les résistants distribuent le journal de L., comme Libertad, la petite porteuse d'eau et de mots qui, dans le double fond de sa brouette chargée de sachets d'eau distillée, dissimule des exemplaires du livre interdit. A Colca, on ignore tout de l'évolution du monde. Ils savent que les premiers d'entre eux se sont réfugiés dans cette vallée perdue pour fuir la terreur, que d'autres sont arrivés au fil des ans portant encore témoignages des horreurs qu'ils laissaient derrière... Mais le temps a passé. Et si maintenant tout était redevenu normal? S'il n'y avait plus aucun danger? A quoi sert-il donc de demeurer cachés dans cette enclave paradisiaque, certes, mais qui, un jour ou l'autre, finira par être trop petite? Cependant, si le danger subsiste, les risques sont grands. Notamment celui de livrer l'existence et la situation de Colca à l'ennemi... Un homme pourtant va prendre la décision de partir et d'en avoir le coeur net. Et en soulevant le couvercle de cette Pandore végétale, il va bien entendu faire basculer à jamais son destin, celui de sa famille, des gens de Colca et du reste du monde. Voilà résumé le début de Ailes et Serres, un roman écrit par Florian Laska. Il s'agit en fait d'une trilogie: &lt;i&gt;Ailes et Serres&lt;/i&gt; est le premier tome suivi par &lt;i&gt;Le condor de Colca&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le journal de L&lt;/i&gt;. terminera la série. Les deux premiers tomes sont déjà parus et disponibles auprès de la librairie L'ivre d'histoire: &lt;a href=&quot;http://www.livre-rare-book.com/Livre-dhistoire.htm&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;. Ces trois livres sont des romans, fertiles en histoires et en rebondissements, mais pas&lt;a href=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/00/238134987.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/00/1944798189.jpg&quot; id=&quot;media-990584&quot; alt=&quot;238134987.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-990584&quot; /&gt;&lt;/a&gt; seulement: derrière se cachent toute une réflexion philosophique sur l'homme et la vie, un regard sur l'Histoire et une vision de l'humanité parée d'un grand souffle libertaire. Cette trilogie est un manifeste pour la tolérance, un cri pour l'humain, une dénonciation des pouvoirs, politiques, militaires ou religieux, et de leurs façons d'asservir les hommes. Livre d'espoir. La majesté et la beauté d'un condor qui plane au-dessus des hommes dans le ciel immense. Livre noir. Les hommes ont déposé une charogne dans le fond escarpé de la vallée pour y attirer l'oiseau magnifique et le capturer. Il ne volera plus, Ailes et Serres pris dans le même piège. Conquête. Reconquête. Le pouvoir a un prix. La liberté aussi...&lt;/p&gt; 
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      <title>La gitane de Medellin</title>
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      <published>2008-04-23T21:47:14+02:00</published>
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                              <summary>          Quand je l'écoute, je peux pas m'empêcher de prendre ma gratte et...</summary>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/02/1611400411.jpg&quot; id=&quot;media-981948&quot; alt=&quot;1611400411.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-981948&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; Quand je l'écoute, je peux pas m'empêcher de prendre ma gratte et d'essayer de choper le &lt;i&gt;ritmo&lt;/i&gt; des chansons qui défilent, de retrouver dans la laque noire et brillante du corps de mon instrument la fenêtre qui ouvre sur ces paysages catalans imaginés, flous de chaleur et transis d'amour. Entre sensualité castillane et bitume parisien, je me la joue alors gitane de Medellin, de Balbino Medellin, l'homme aux nombreux talents, catalan multiple dont je chronique aujourd'hui le deuxième album &lt;i&gt;Le soleil et l'ouvrier&lt;/i&gt; chez les Princesses... &lt;a href=&quot;http://liseznostextesmerci.over-blog.com/article-18998049.html&quot;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; 
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      <title>C'est le baiser d'un petit vent frais...</title>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/02/264210132.JPG&quot; id=&quot;media-974416&quot; alt=&quot;264210132.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-974416&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;...qui m'a réveillée, ce mat', prince léger, Zéphyr on my lips, jolie sensation. Mais en ouvrant les volets j'ai vu dans le ciel ces tout nus nuages lourds et cradingues qui sentent la pluie et le vieil orage à tout casser. J'ai sorti Planti sur le rebord de la fenêtre pour qu'elle habille cet horizon pataud pas beau de ses belles franges horizontales, s'abreuve à l'eau de là-haut et photosynthèse un peu ses feuilles abîmées de trop d'hiver. Du coup, trouvant le vrai un chouïa déprimant, je me suis plongée dans un autre ciel, celui de mon écran, où j'ai découvert &lt;a href=&quot;http://sophielaroche.hautetfort.com/list/je-lis/existe-en-ciel.html&quot;&gt;cette jolie note&lt;/a&gt; de ma copine Sophie Laroche sur Existe en ciel. Merci, Sophie! Les cafés suivants sont déjà prêts à aspirer dans leurs belles volutes tarabiscotées et parfumées d'autres secrets et instants partagés, rendez-vous chez Paul, Pierre ou Jacques! Le blog de Sophie est tout neuf, allez-y donc faire un tour: &lt;a href=&quot;http://sophielaroche.hautetfort.com/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis je suis allée chez les Princesses déposer un commentaire sur un livre que j'ai aimé lire, &lt;i&gt;La mécanique du coeur de Mathias Malzieu&lt;/i&gt;. Et avec tout ça, il est déjà presque midi, got to go, baci!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/01/1675499793.jpg&quot; id=&quot;media-976115&quot; alt=&quot;1104713268.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-976115&quot; /&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Les gares sont des romans&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;i&gt;Sur le grand tableau noir, chiffres et lettres dansent, destinations et provenances s’affichent bruyamment, puis y’a aussi les heures de départ et d’arrivée avec leurs minutes minutieuses qui remettent un peu d’ordre dans la friche de mon attente, ta venue prochaine est providence mais le train de Lausanne est annoncé avec du retard, faut que je me rende à l’évidence, j’ai du temps à tuer, avant toi...&lt;/i&gt;. &lt;a href=&quot;http://liseznostextesmerci.over-blog.com/article-18892083.html&quot;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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      <title>La maladie des mots</title>
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      <published>2008-04-08T17:23:53+02:00</published>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/00/00/273448892.JPG&quot; id=&quot;media-947808&quot; alt=&quot;273448892.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-947808&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;Urgences ophtalmo, jeudi. Je me pointe l'oeil en berne et quand je dis à l'interne que le Freezer, c'est pas le plus top des eye-liners, il rit puis me dit qu'il va jeter un coup d'oeil. &lt;i&gt;Un coup d'oeil?! Non, merci, Monsieur, j'ai déjà donné!&lt;/i&gt; Je mate le soft joli dessin de sa bouche pendant qu'il plonge dans mon humeur vitreuse et étudie l'horreur L'Oréal sur ma paupière, maquillage choc, j'ai heurté le plastoc et la feraille d'une porte qui ouvrait sur une banquise de bacs à glaçons et ça m'a fait une vision d'aurore boréale juste avant le black out. J'ai chu, me voilà au CHU. Je longe quelques misères alignées dans un couloir sombre, certaines me sourient, l'instant fraternité des fracassés et je frémis à l'arrivée du gang de mes souvenirs borgnes. Pas le temps de dire ouf qu'ils me font déjà cortège, les salops m'avaient à l'oeil. Salut Man, salut Jo, salut mes morts... Les murs ont été repeints, empreints de mille autres histoires, mille autres douleurs, mais les nôtres sont toujours là, gravées, qui me font signe, font que je saigne. Please, mister bib, me laissez pas trop longtemps dans ce couloir avec mes morts vivants, j'ai rien pu faire, promis, sinon j'aurais tout fait pour vous sortir de là. Il revient. Questionnaire pour l'anesthésiste. Au cas où. Votre oeil, c'est pas joli joli. Faut voir. Je demande que ça, je lui dis, il sourit. Il questionne, je réponds, il note. Vaccinations? Ok. Je pense à Dan Killer, mon canasson, son oeil droit planté dans un clou rouillé, crevé. Allergies? Néant. Je pense à Sergent Pépère, mon félin, son oeil droit planté sur la griffe d'un rival dans une nuit où les étoiles miaulaient, crevé. Maladie? Je pense à écrire une nouvelle version de &quot;Sans famille&quot;, la bande des yeux niqués, Dan Killer, Sergent Pépère et moi-même dans le rôle de Jolicoeur-qui-flanche et se mange un frigo. Maladie? Insiste le bib. Oui...euh...pardon...non. Je peux quand même pas lui avouer ça, que j'ai la maladie des mots. Il continue. Vous prenez des médicaments? Oh oui, je suis shootée à mort...euh...non. Je ne peux pas lui dire ça non plus, que je suis en permanence sous l'effet de ce puissant psychotrope nommé écriture. Il chercherait dans son Vidal, il trouverait rien. Normal, ça se situe plutôt dans le vital! Indication: recherche de béatitude intellectuelle. Posologie: zéro limite. Mode d'emploi: composer une ligne puis une autre puis une autre...ad lib. Effets indésirables: accoutumance, humeurs changeantes, syndrome de doute profond et phases d'exaltation outrancières. Non, non, définitivement pas, je ne peux pas lui dire ça, il me prendrait pour une junkikie et ne voudrait sûrement plus me faire de l'oeil! Finalement l'histoire se termine plutôt bien, je repars sur mes deux yeux mais le monsieur m'a fait une ordonnance repos complet avec une pointe de blé...euh...de Bic. Donc je dois vous laisser un moment, deux semaines, peut-être trois, je ne sais pas encore. Mon blog et moi, on se met au vert, histoire de cacher mon oeil rouge pas kacher, j'emmène juste une petite valise et quelques verbes pour aller regarder le frisson léger de vent qui parcourt les champs et l'échine des grandes herbes folles du printemps. J'emmène aussi avec moi, dans mon jardin en friches, copie de &lt;a href=&quot;http://sebastienfritsch.canalblog.com/archives/2008/04/08/8499947.html&quot;&gt;cette magnifique critique&lt;/a&gt; d'Existe en ciel écrite aujourd'hui par Sébastien Fritsch. Merci, Seb, à te lire je me suis sentie un peu comme une &lt;i&gt;matriochka&lt;/i&gt;, ces petites poupées russes emboitées, une, deux, trois, dix, vingt figurines identiques à l'oeil inattentif, visages ronds, pommettes rouges et fichus bariolés, que l'on déshabille l'une de l'autre, nouvelle après nouvelle, jusqu'à la dernière ligne, pour arriver à la plus petite, pour arriver jusqu'au coeur. Et une lecture à coeur, que peut-on souhaiter de mieux? Merci encore à toi de m'avoir suivie malgré les cahots, les KO, le chaos parfois, j'aime trop jouer avec les mots pour ne pas en remettre une couche, j'écris sur une table gigogne, il y a toujours une autre poupée à découvrir, cachée dessous. Et puis, vous tous, n'oubliez pas d'aller lire mes copines &lt;a href=&quot;http://liseznostextesmerci.over-blog.com/&quot;&gt;les princesses&lt;/a&gt; qui ont la gentillesse d'attendre mon retour et de me garder ma place au show! Promis, les filles, je reviens bientôt, bon pied, bon oeil, et encore plus malade qu'avant...de mots!&lt;/p&gt; 
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        <name>ChristineSpadaccini</name>
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      <title>Le voyage continue...</title>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/00/01/1880729178.jpg&quot; id=&quot;media-930553&quot; alt=&quot;1880729178.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-930553&quot; /&gt;&lt;/div&gt; ...ma goélette de mots Existe en ciel a fait escale il y a quelques jours chez Goelen qui a écrit un joli papier à son sujet, intitulé &quot;Les je de maux&quot;, à découvrir &lt;a href=&quot;http://delivresenlivres.canalblog.com/archives/2008/03/27/8492049.html&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;. Merci Goelen!&lt;br /&gt; 
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      <title>Born to run!</title>
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           &lt;div class=&quot;divPageTitle&quot;&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;divPageTitle&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/02/1930272193.jpg&quot; id=&quot;media-922652&quot; alt=&quot;1930272193.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-922652&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Ceci est un faire-part de naissance. Nous, &lt;a href=&quot;http://hemipresente.over-blog.com/&quot;&gt;Marie-Laetitia Gambié&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://rennard.canalblog.com/&quot;&gt;Marie Rennard&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://filleke.over-blog.com/&quot;&gt;Filleke&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://monchatmefaitlespoches.blogspot.com/&quot;&gt;Magali Pradère&lt;/a&gt; et ouam, sommes penchées sur la jolie bouille de mots qui commence à s'agiter dans son blog berceau. Et le mouflet a qu'à bien se tenir, on n'est pas des bonnes fées, des marraines rose bonbon de pacotille, il est là pour vagir et la ramener, il va devoir grandir le verbe haut et le trait affûté, être futé sous peine d'être noyé, chaton de nos plumes magiques, BIC Oz on a des trucs à dire et, si on agite nos baguettes, c'est pour piquer dans le plat où l'on émince les grosses légumes et la vie comme elle va, sauce douce, tangerine, ou plus trash, pointe fugu, mais toujours en posant à côté un petit bol de riz-ettes et en enveloppant nos sushi quotidiens d'une belle feuille algue tendre... Voilà, les présentations sont faites, on est des fées cash qui font font et pas des marionnettes qui se cachent, se crashent au premier voyage, même que si on veut on sera trash (quoi, je suis déjà virée?!) et on fait dire que, à compter de maintenant, c'est nous qu'on est les princesses!&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;Et on s'appelle comme ça parce que...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;...c'est ainsi qu'osa causer une gueuse révolutionnaire sous la terreur à l'adresse et l'endroit d'une demoiselle de haut rang en route pour l'échafaud.&lt;br /&gt; Si nous avons repris à notre compte l'apostrophe, c'est que nous aussi on a décidé que maintenant c'est nous qu'on est les princesses, et qu'on va tiendre salon ici, comme les dames d'antan dans leur ruelle. Les Diderot, d'Alembert, Voltaire, les Raynal, les Grim, les Nodier de notre siècle sont bienvenus cheu nous. Y'a que les Rousseau qu'on prie de se tenir plus loin. Fi des grincheux, des fâcheux, des bougons acâriatres !&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les filles, à nous l'espace, la liberté, les révérences et irrévérences libertines.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Le premier salon web est né !&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://liseznostextesmerci.over-blog.com/&quot;&gt;ICI, V'NEZ!&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PS: j'arrive, hein, les filles! (Pas idée aussi de commencer ce truc pendant que je vacance, flûte, les zessgons!) ;))&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PPS: merci, Maléti, beau boulot!&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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      <title>Roman fleuve</title>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/01/843827490.jpg&quot; id=&quot;media-918980&quot; alt=&quot;843827490.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-918980&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Tôt le matin, 7 heures à peine, la péniche de Paris s'éveille, coup de pompe, ça grince, ça tangue, ça roule, je suis fatiguée, il fait froid, la Seine s'agite dans son lit, je regarde par le hublot, elle a pris son stylo-bise et joue à l'écri&lt;i&gt;vent&lt;/i&gt;, rides longues à la surface du vélin fluide, ça coule, lignes fines, une histoire d'eau, je m'étire, douleur blitz à l'épaule, j'habite quai d'Austerlitz, la journée commence, j'enfile ma polaire, je file à la gare, un kawa, hier nada, que dalle, aujourd'hui héroïne de roman fleuve...&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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      <title>Fenêtre à douceurs</title>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/02/2078609841.jpg&quot; id=&quot;media-914557&quot; alt=&quot;2078609841.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-914557&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Je me balade souvent de blog en blog, j'ouvre les fe-&lt;i&gt;net&lt;/i&gt;, petites et grandes, qui se présentent, je fuis quand, dedans, ça se la pète, je m'attarde quand, même du dehors, on sent belle chaleur dans les mots, un regard frais, des émotions, simplicité, complicité... Des fois, j'y trouve jolie surprise pour moi, comme aujourd'hui, chez &lt;a href=&quot;http://lesmotspartages.blogspot.com/2008/03/existe-en-ciel.html&quot;&gt;Marie-Laure&lt;/a&gt; et ses mots partagés. Je serai ravie de te rencontrer demain, Marie-Laure! Je suis en plein préparatifs pour mon départ alors je n'ai que peu de temps pour écrire ce billet mais je tenais à te remercier du tien et de ta lecture d'Existe en ciel. Je le range dare dare dans ma fenêtre à douceurs, bonbons, exquis mots, chocolats glacés, la spéciale, celle où je me fais tout mon cinéma d'auteur! ;) Demain on pourra discuter plus longuement, merci encore!!!&lt;br /&gt; 
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      <title>Le voyageur de papier</title>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/02/935254824.jpg&quot; id=&quot;media-910708&quot; alt=&quot;935254824.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Je n'ai pris qu'une seule jaquette, couleur azur, et une petite valise de mots pour partir à l'aventure. J'ai entassé dedans toutes mes possessions, mes obsessions, un vanity, mes vanités. Je ne pensais pas être sur la route si longtemps. &lt;a href=&quot;http://blogclarabel.canalblog.com/&quot;&gt;Clarabel&lt;/a&gt; m'attendait, j'étais impatient de la rencontrer, je savais qu'on allait passer une ou deux petites heures ensemble, qu'elle allait s'envoyer les lignes que je lui amenais avec cette belle envie et ce grand appétit de mots qui la caractérisent, croqueuse d'histoires et d'émotions, j'espérais secrètement ne pas la décevoir mais je savais aussi qu'elle allait me voir comme j'étais, sous l'azur de mes frusques, tout nu, à tenter de peindre jolie fresque de mes piètres frasques, frêle lego de mots, l'ego de moi, j'ai presque failli faire demi-tour en chemin... Quelle erreur j'aurais commise! Clarabel m'a reçu comme un prince, m'a offert &lt;a href=&quot;http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2007/11/16/6858938.html#comments&quot;&gt;un exquis mot doux&lt;/a&gt; que je garde toujours dans ma poche et...un ticket to ride! Elle m'a mis dans le premier express de chez Kraft et, zou, destination lecteurs! Depuis, je fais un beau voyage et j'ai appris que mon jumeau aussi. Lui est tombé chez &lt;a href=&quot;http://www.amandameyre.com/&quot;&gt;Amanda&lt;/a&gt;, une sister en mots de Clarabel, il a passé chez cette autre belle passeuse d'histoires et de lectures un séjour fantastique et je sais que, comme moi, il garde, plié en quatre dans sa poche, &lt;a href=&quot;http://www.amandameyre.com/archive/2008/01/16/existe-en-ciel-%E2%80%93-christine-spadaccini.html&quot;&gt;ces mots d'elle&lt;/a&gt; qui font chaud... Puis elle aussi lui a filé un billet pour éviter le train train, découvrir le monde et d'autres personnes. Grâce à elles, on arrive chez des gens sympas qui nous offrent un coin d'étagère pour la nuit et s'occupent de nous, prennent le temps de nous lire, de s'intéresser à nous. C'est pas toujours le coup de foudre, des fois, on ne se plaît pas vraiment, c'est pas si facile de lier connaissance et de s'attacher, petite alchimie délicate des rencontres et des émotions, c'est Oz ou pas grand chose mais c'est toujours une belle expérience de tenter le coup! Il y a quelques jours, j'étais chez &lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/&quot;&gt;Fashion Victim&lt;/a&gt;. On n'était pas très sûrs de se plaire, y'avait des bruits contradictoires qui couraient sur moi, faut dire que j'aime bien jouer au con des fois, en rajouter, c'est ma nature, peux pas m'en empêcher, et j'étais un peu à cran quand elle a enfin décidé de m'ouvrir. J'ai pris une grande respiration, fermé les yeux puis...TADAM, me voici &quot;victime&quot; réjouie de Fashion: notre rencontre est à lire &lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/03/13/la-souffrance-est-une-drogue-dure.html&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;! Puis elle m'a réexpédié ailleurs, je suis de nouveau on the road, partie vers une autre lectrice, Kikirouac par la grâce de vos yeux lecteurs, voyageur de papier, feuilles au vent, écrivant l'histoire de mes petites histoires, celle des rencontres d'un texte avec ses lecteurs... Merci beaucoup à toi, Fashion et à toutes et à tous!&lt;/p&gt; 
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      <title>L'appel du livre</title>
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           &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/02/1363680298.jpg&quot; id=&quot;media-909037&quot; alt=&quot;1363680298.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-909037&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; Juste un petit coucou de mon horizon matinal, Dôme sweet Dôme, livre à ciel ouvert, une page d'infini pour mes yeux love de ces nuages mauves où, timides, se glissent les douces petites lignes d'échos de mes pas dans les rues désertes de l'aube, pour remercier Mikaël de ses mots, &lt;a href=&quot;http://www.mikaelhirsch.com/&quot;&gt;ON&lt;/a&gt; et off (secret!), et aussi de &lt;a href=&quot;http://www.appeldulivre.fr/cgi-bin/adl/selliv_liste?CODVIS=EF16DF2F&amp;amp;CODRUB=911&quot;&gt;CECI&lt;/a&gt;! Pour vous procurer Existe en ciel, écoutez &lt;a href=&quot;http://www.appeldulivre.fr/cgi-bin/adl/index.html?INIT=0&amp;amp;CODACT=&amp;amp;CODVIS=EF16DF2F&amp;amp;TIME=562&quot;&gt;l'appel du livre&lt;/a&gt;... Merci encore, Mikaël!&lt;br /&gt; 
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      <title>Rideau!</title>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/00/00/1728540569.jpg&quot; id=&quot;media-894945&quot; alt=&quot;1728540569.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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      <title>I want you je t'aurai</title>
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                              <summary>      Promenade, tôt, ce matin, dans la ville, mots clefs : mobilier d'aube,...</summary>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/00/01/1031524913.jpg&quot; id=&quot;media-894426&quot; alt=&quot;1031524913.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-894426&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Promenade, tôt, ce matin, dans la ville, mots clefs : mobilier d'aube, voile noir, vent léger, attirail urbain brillant, faut que je réfléchisse, Bib en dôme, chien qui pisse, patte levée, arbres nus, bras tendus, stoppeurs pleins de sève, voitures passantes, tout schuss, s'arrêtent pas, scheisse, résolutions qui fléchissent, trottoirs déserts, néons, néant, pots d'échap' et moi rêvant échappatoire... Dans l'air, une odeur d'essence qui plombe et un bon kilo de piafs fous qui volent en zigzag sur fond khôl, une plume qui tombe, je l'attrape, message in a duvet, cette fois c'est sûr, &lt;i&gt;I want you&lt;/i&gt; je t'aurai...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/01/111653813.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/01/111653813.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/01/111653813.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; 
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      <title>Les papillons</title>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/02/637157428.jpg&quot; id=&quot;media-890547&quot; alt=&quot;637157428.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-890547&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Le vol léger&lt;br /&gt; Des papillons&lt;br /&gt; Dans l'air d'été&lt;br /&gt; M'a rappelé,&lt;br /&gt; Doux tourbillon,&lt;br /&gt; Le temps passé&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt; Ces brefs instants&lt;br /&gt; Qui sont autant&lt;br /&gt; De confettis&lt;br /&gt; Lancés au vent&lt;br /&gt; Et retombant&lt;br /&gt; Le temps d'une vie&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt; Vifs coloris&lt;br /&gt; Que nous avions,&lt;br /&gt; Amants-sosies&lt;br /&gt; Aux joues rosies&lt;br /&gt; Par la passion,&lt;br /&gt; Vite ternis.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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      <title>Et Paco, hein? Fiat Lucia...</title>
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      <published>2008-03-07T10:18:00+01:00</published>
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                              <summary>                Paco de Lucia, Concierto de Aranjuez (de Joaquin Rodrigo)....</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/w8LL1x6J2rU&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/w8LL1x6J2rU&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paco de Lucia, Concierto de Aranjuez (de Joaquin Rodrigo).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Otro momento de magie guitare... Ben oui, c'est comme ça, tout de suite, j'ai trop tiré sur la corde, y'a que la rosace de ma gratte pour me sourire. Mi la ré sol si mi, je m'accroche au manche car sinon, sol ciré, je me casse la gueule...&lt;/p&gt; 
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      <title>Stevie Ray Vaut l'coup!</title>
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                              <summary>                Stevie Ray Vaughan, Life Without you.&amp;nbsp;   Hep,  Carinou ,...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/d_njaY9p6Vk&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/d_njaY9p6Vk&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Stevie Ray Vaughan, Life Without you.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hep, &lt;a href=&quot;http://elanducaribou.hautetfort.com/&quot;&gt;Carinou&lt;/a&gt;, tu crois qu'à deux on arrivera à faire ce qu'il faisait solo? ;) Trop bon...&lt;/p&gt; 
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      <title>Vancouver</title>
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      <published>2008-03-04T19:11:00+01:00</published>
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                              <summary>         &amp;nbsp;   Vancouver,   Arbres verts,   Temps couvert,   Tours de...</summary>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/00/463937867.jpg&quot; id=&quot;media-884053&quot; alt=&quot;463937867.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-884053&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vancouver,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arbres verts,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Temps couvert,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tours de verre,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ciel et mer&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En hiver&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hi, honey&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vancouver&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Froid sévère&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle me sert&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux-trois verres&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Stout amer&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui libèrent&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je dis toute&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma déroute,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De Beyrouth&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A Nulle route,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les soutes,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;No more roots&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle écoute,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans doute,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Met ses boots&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Snow boots&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Me sourit&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis ajoute&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Time, honey,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;To get out&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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      <title>Western</title>
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                              <summary>      Scène de ciel : le troupeau nombreux de nuages cowboys qui chevauchent...</summary>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/01/00/1405254749.jpg&quot; id=&quot;media-874817&quot; alt=&quot;1405254749.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Scène de ciel : le troupeau nombreux de nuages cowboys qui chevauchent la nuit cobalt s'effiloche en direction de l'ouest, chassé par une rafale, le vent est armé d'une douceur inhabituelle, son colt est chargé de sensations d'épices chaudes, munitions de sable blanc et cartouches d'un horizon de cuivre, je suis dans sa ligne de tir, blessée charmée de cet air léger qui me pénètre, je longe l'avenue Anatole, triste canyon urbain, Colorado de bitume néoné, puant, bruyant, semés des derricks minces des feux tricolores et de pauvres boulots boulottés par la pollution, west terne. Là haut, la cavalerie est passée et les petits feux indiens des étoiles brillent encore, dérisoires sur l'iris noir de la nuit. J'ai envie de faire un voeu et de l'envoyer &lt;i&gt;exocet&lt;/i&gt; se faire exaucer ailleurs, loin des exhaustions, fumées noires des pot d'échap' and co... Je cherchais une idée tout en marchant et puis soudain, dans le renfoncement foncé de l'abri bus devant lequel je passais, je l'ai vue, petite tâche blanche tassée sur le banc, j'ai dit &lt;i&gt;Bonjour&lt;/i&gt; et, sous l'égide du poète, arrêt André Gide, l'inconnue m'a souri. Zen end.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/00/590212033.mp3&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/podcast.jpg&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;podcast&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/00/590212033.mp3&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/blogs/images/extras/dewplayer.swf?son=http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/00/590212033.mp3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;pluginspage&quot; value=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; 
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        <name>ChristineSpadaccini</name>
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      <title>Haut et court</title>
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      <published>2008-02-27T09:57:44+01:00</published>
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                              <summary>      A M. et quelques autres...   &quot;Aujourd’hui je fête mes cinquante ans, un...</summary>
      <content type="html" xml:base="http://christinespadaccini.hautetfort.com/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/02/00/820351255.jpg&quot; id=&quot;media-870901&quot; alt=&quot;820351255.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-870901&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;A M. et quelques autres...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Aujourd’hui je fête mes cinquante ans, un demi siècle et des lumières plein tes yeux, mon beau Lulu, celles des bougies qui crépitent sur les chocolat pépites de mon gâteau d’anniversaire… T’as de beaux yeux, tu sais, un peu comme moi!... Et toi, Julie la frite, redonne-moi du souffle, gonfle mon poumon, que l’on éteigne ces minis tornades qui chahutent les torsades chantilly du joli black birthday cake… Tu manques pas d’air, toi, hé, normal, j’ai toujours fait attention à ma forme, sport et tout! Puis, en avant la musique, les enfants, dansons&amp;nbsp;! Waouh, Daphné, tu me ressembles tant, même joli coup de rein, le gauche… Et toi, Antoine, joue pas les rabat-joie, fais pas ta ganache, prends un morceau noir-c’est-noir de ce grand cru Gandjura, cocoa fèves exquises, je te donnerai mon remède secret, spécial crise de mon foie, un dé à coudre de Fernet-Branca, ça passe ou ça casse… Allez, allez, amusez-vous, c’est moi qui arrose, dix ans de cette drôle d’aventure, dix ans d’envies communes, ça se fête, non…&amp;nbsp;?!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’avais rêvé chapiteau immense et tout le tralala, réception grande classe, marquise blanche au kilomètre où, bon prince, j’aurais régalé un cortège d’invités triés sur le volet, le store roulant ou la porte du garage, qu’importe, mille et une belles personnes qui pourraient ensuite repartir conter à l’envi cette nuit unique, du passage de mes cinquantièmes, après avoir fait bonne chair et chères rasades s’être envoyé… On ne fait pas toujours ce qu’on veut…. Ce sera petit comité, à l’amitié, l’amour, la joie, l’amour, la joie, le chœur y est même si le cœur n’y est plus… Sacré Sergio, nous planter comme ça, à quelques lunes de cette belle célébration. C’est un gros morceau qui est parti là, le Sergio, dix années de galère, lui aux rames, moi à la pompe, écoper, écoper, écoper, peine maximale, il n’a pas résisté et son départ m’a éteint un peu plus… Mais, basta des mauvais souvenirs pour l’instant, jouons aux mômes, faisons-nous l’aumône d’un instant d’abandon… Et on dirait que Sergio est encore parmi nous pour cette jolie fête de mes cinquante ans et de nos dix ans… L’occasion de les réunir enfin, depuis le temps que j’en rêvais, une décennie après notre rencontre&amp;nbsp;! Je les ai tous connus le même jour ou presque, à vingt-quatre heures près, on ne va pas chipoter… Dix ans que j’attendais ce moment&amp;nbsp;! Dix ans d’un mano à mano pas toujours rigolo, plutôt menottés que main dans la main, pas une promenade de santé ou plutôt, si, mais alors tempo violent, marathon de santé. Eux hésitaient un peu, je le sais, je les comprends, cette histoire entre nous, ce n’est pas qu’une partie de plaisir, pas une odyssée tranquille, pas une épopée plan plan, ça non.&amp;nbsp; Y’a des tranches de vie pas faciles à avaler, des épisodes qui se piquent dans les glottes et mettent une vie parfois à passer, du passé qu’on voudrait filtrer, édulcorer, faire réduire, hacher menu, chiquetailler,&amp;nbsp; mettre en pièces montées pour shooter dedans et en tartiner la face de cette chienne de vie…. Mais je m’emporte… Revenons à nos moutons, gâteau au choc, petites plaisanteries ad hoc et jeux de cour de récré… C’est Daphné qui a lancé l’idée de jouer au pendu. Sacrée farceuse, toujours l’humour au noir… Elle m’a regardé avec insistance en annonçant bien fort&amp;nbsp;: quinze lettres&amp;nbsp;! Un mot immense et tordu et tout plein de signification pour nous qu'elle a dit, petite bourrique... Eux ont fait exprès de ne pas donner les bonnes lettres, j’ai craqué, ça commence par un T puis y'a un R, un A, un N, un S et le fameux P, P comme le pendu, haut et court, que je fus, le jour de mon quarantième anniversaire, haut, c’est ce que je croyais, en choisissant la cage d’escalier, mais mon installation s’est révélée un poil too short, mes pieds touchaient terre, pendu court, mes Nike Air scotchée à la terre, caoutchouc collé aux lèvres froides du granito, j’ai pas clamsé comme je voulais, d’un coup sec, net et tranchant, gibier à sa propre potence, je gigotais encore, un instant j’ai pensé aux lapins écorchés contre la porte de la grange du grand-père, il me disait cette phrase que, gamin, je trouvais rigolote&amp;nbsp;: viens, on va déshabiller le lapin&amp;nbsp;! C’était déjà trop tard pour sauver ma peau, syndrome neuro-végétatif, arythmie respiratoire et cardiaque, sueurs profuses, hyperthermie… Pour qui sonne le (g)laïus clinique. Au fait, le mot, vous avez trouvé? Transplantation, bingo!&quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 1cm 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.45pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon, j’arrête ce &quot;je&quot; stupide, c'est peut-être pas bien de parler à ta place, je me/te/nous fais du mal. C’est ton anniversaire qui me fait ça, Maxou. Je me demandais ce matin en te le souhaitant, comment t’aurais réagi, au fait d’avoir cinquante ans, de t’être sauvé à quarante, tout ça, quoi. T’étais assez ouf pour imaginer une fête comme ça. Moi aussi, tu me diras. Le donneur et ses receveurs. Tu connais mon histoire, c’est un truc qui m’a toujours un peu turlupiné… Bref, quand Alice t’a trouvé t’étais donc pas vraiment mort mais c’était pas jojo quand même. Je te passe les détails. Elle t’a pardonné. Moi je t’en veux toujours. Sur le seuil de la réa, alors qu’on lui annonçait mort cérébrale et don d’organes, je revois Alice hocher la tête en signe d’assentiment. Elle était si belle, si menue dans la démesure de son chagrin. On se voit encore, de temps à autre, mais, pour être franche, tu nous gâches un peu l’ambiance, c’est un peu…pendu entre nous depuis que tu as choisi de te mettre la corde au cou, un mariage comme à Vegas, en cinq sept, entre cinq et sept, un jour d’hiver gris et plombé, lune de miel au ciel, constellation Vega, dis bonjour au petit prince, mon roi. Aujourd’hui t’as cinquante balais et, dans ma tête, j’ai toujours pas fait le ménage de cette histoire-là, tu fous encore un sacré bordel. Mais y’a eux, tes organes, un là, l’autre là-bas, le malheur des (h)uns, hein, Attila… Y’a des trucs qui ont repoussé quand même, après ton passage. Keep cool, là-haut, je te réserve une part du gâteau, ad’tal…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://christinespadaccini.hautetfort.com/media/00/02/413310697.gif&quot; id=&quot;media-870914&quot; alt=&quot;413310697.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Association pour le don d'organes: &lt;a href=&quot;http://www.france-adot.org/&quot;&gt;France-ADOT&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous pouvons tous nous retrouver dans la situation de donneur ou de receveur. Avoir sa carte de donneur, c'est prendre position du côté de la vie.&lt;/p&gt; 
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      <title>Ecaterinaïe love you!</title>
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      <published>2008-02-24T07:30:00+01:00</published>
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